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Les prochaines rencontres à la Librairie des Abbesses

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“Je me suis demandé si on pouvait écrire de façon satisfaisante sur sa propre pratique.

J’ai essayé.

J’ai essayé d’observer le travail de l’acteur. Cherchant à voir quels en seraient les mouvements internes, les agencements secrets.

J’ai essayé de ne pas les ériger en règle ou en dogme mais simplement de les laisser nous faire signe.

Et de vous les adresser.

J’ai écrit différents récits racontant ce qu’on peut appeler, faute de mieux, des moments de ma vie d’acteur.

Je ne les ai pas écrits comme des souvenirs. Ces récits ne sont pas reliés entre eux par un thème.

Mais ils sont tous traversés par une question, celle qui touche au jeu.

Que se passe-t-il quand on est sur une scène ? Quand on joue ? Quand on s’y prépare ? Quand on en rêve ? Quand un grand désir vous y mène ?”

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À travers cette histoire d’emprise et de fascination, Line Papin signe un roman obsédant et hanté par cette question : peut-on encore tomber amoureux et se perdre pour une femme qui n’est pas son genre ?

La librairie des Abbesses et les éditions Stock sont heureux de vous inviter à rencontrer

Line Papin

à l’occasion de la parution de son nouveau livre

Le coeur en Laisse

samedi 20 mars 2021 à partir de 15h30 !

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«J’ai l’impression d’être sur le point de commettre un acte sacrilège en allant fouiller dans les affaires intimes de mes parents. Quand je l’abreuvais de questions auxquelles il ne voulait pas me répondre, mon père avait cette réponse frustrante : « Cela ne te regarde pas ». C’est précisément ce que je m’apprête à faire. Regarder dans son passé.»

Michèle Halberstadt tire les fils de sa lignée, remonte les générations, croise l’itinéraire de sa famille paternelle, dont elle ne sait rien, avec celui de Max Halberstadt, gendre de Freud devenu son photographe officiel. De Vienne à Hambourg en passant par Wegrow d’où son père, Juif polonais, est originaire, traquant les indices jusqu’à Johannesburg, où Max a émigré pour fuir le nazisme, l’autrice mène l’enquête, fait d’étonnantes rencontres, fouille les archives pour reconstituer une histoire qu’on ne lui a pas transmise. Sous sa plume attentive, on découvre le pape de la psychanalyse en émouvant patriarche ; sa fille Sophie, Max et leurs deux enfants que la vie n’a pas épargnés. Son père surtout, pour qui « seul le présent importait », se révèle enfin à elle.

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Barbara Stiegler est professeur de philosophie politique à l’université Bordeaux Montaigne.

« Plongés dans ce continent mental de la Pandémie, qui entrave la critique et qui tue le réveil des aspirations démocratiques, nos esprits sont comme occupés. »La conviction qui nous anime en prenant aujourd’hui la parole, c’est que plutôt que de se taire par peur d’ajouter des polémiques à la confusion, le devoir des milieux universitaires et académiques est de rendre à nouveau possible la discussion scientifique et de la publier dans l’espace public, seule voie pour retisser un lien de confiance entre le savoir et les citoyens, lui-même indispensable à la survie de nos démocraties. La stratégie de l’omerta n’est pas la bonne. Notre conviction est au contraire que le sort de la démocratie dépendra très largement des forces de résistance du monde savant et de sa capacité à se faire entendre dans les débats politiques cruciaux qui vont devoir se mener, dans les mois et les années qui viennent, autour de la santé et de l’avenir du vivant.

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« Les cliniques spécialisées, je connais. Je m’y suis frotté comme on s’arrache la peau, à vif. Les hôpitaux psychiatriques sont pleins de gens qui ont baissé les bras, qui fument une cigarette sur un banc, le regard vide, les épaules tombantes. J’ai été un parmi eux. » Une dépression ne ressemble pas à une autre. Gilles Paris est tombé huit fois et, huit fois, s’est relevé. Dans ce récit où il ne s’épargne pas, l’auteur tente de comprendre l’origine de cette mélancolie qui l’a tenaillé pendant plus de trente ans. Une histoire de famille, un divorce, la violence du père. Il y a l’écriture aussi, qui soigne autant qu’elle appelle le vide après la publication de chacun de ses romans. Peut-être fallait-il cesser de se cacher derrière les personnages de fiction pour, enfin, connaître la délivrance. «Ce ne sont pas les épreuves qui comptent mais ce qu’on en fait », écrit-il.

Avec ce témoignage tout en clair-obscur, en posant des mots sur sa souffrance, l’écrivain nous offre un récit à l’issue lumineuse. Parce qu’il n’existe pas d’ombre sans lumière. Il suffit de la trouver.

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Roman choral qui se déroule à Détroit, dans le Michigan, entre le bruit assourdissant des usines et le son de Motown qui enivre les foules. Il évoque une communauté sacrifiée sur l’autel du capitalisme.

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Mercredi 7 octobre à partir de 18h :

Edwy Plenel, Ellen Salvi et Julien Sartre

Une décolonisation au présent

éditions La Découverte

Samedi 3 octobre de 16h à 18h : Gérard Lo Monaco : Voyage en train éditions Albin Michel

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Des origines du chemin de fer en 1819 aux trains à grande vitesse contemporains, ce leporello se déplie autour de grandes scènes en pop-up accompagnées de textes détaillés au verso qui invitent à découvrir six trains. A chaque page, deux enfants sont immergés au milieu du tableau.

Jeudi 1er octobre à partir de 18h François et Valentin Morel Dictionnaire amoureux de l’inutile éditions Plon

Un dictionnaire personnel composé à quatre mains qui célèbre l’inutile au travers d’une déambulation joyeuse, en s’interrogeant sur la fossette de K. Douglas, sur la coiffure du président Giscard d’Estaing ou en se remémorant les premières speakerines de la télévision.

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Les rencontres à la Librairie des Abbesses

Mercredi 2 septembre à 18h :

Camille Laurens, Fille, éditions Gallimard, lu par Gabriel Dufay

Jeudi 3 septembre à 18h :

Sarah Chiche, Saturne, éditions du Seuil, lu par Gabriel Dufay

Vendredi 4 septembre à 18h :

Eric Laurrent, Une fille de rêve, éditions Flammarion, lu par Gabriel Dufay


Mercredi 9 septembre à partir de 19h :

Marie-Hélène Lafon et Hector Mathis pour Histoire du Fils et Carnaval, Buchet Chastel

Jeudi 10 septembre à 18h :

Eric Reinhardt,

Comédies Françaises,

Gallimard

Jeudi 17 septembre à 18h : Mohamed Aïssaoui, Les Funambules, éditions Gallimard

Vendredi 18 septembre à 18h30 : Alice Zeniter, Comme un empire dans un empire, éditions Flammarion

Jeudi 24 septembre à 18h : Boris Bergmann, Les Corps insurgés, éditions Calmann-Levy

Vendredi 25 septembre à 18h : Frédéric Pajak, Manifeste Incertain, Avec Pessoa : l’horizon des événements, souvenirs, fin du manifeste, éditions Noir sur blanc

ANNULEE Mercredi 30 septembre à partir de 18h : Déborah Lévy, Ce que je ne veux pas savoir et Le coût de la vie, éditions du Sous-Sol ANNULEE

3Chère Marie-Rose et chers lecteurs qui auraient dû être présents ce soir à la librairie des Abbesses,

Je suis vraiment désolée de ne pas pouvoir être parmi vous. Rien de plus terrible que d’être coincée au pays du Brexit. Je préfèrerais de loin flirter avec le Covid et voyager de par le monde plutôt que de devoir rester à Londres à me demander quel masque je vais porter ce soir.

Pour moi, c’est simple : sans les librairies et les lecteurs, les écrivains ne sont rien. C’est difficile à accepter, mais c’est la vérité. Pour cette raison, j’espère que vous avez tous un verre dans une main, et plus important, mes livres dans l’autre.

Peut-être puis-je tenter de répondre à une question que vous ne m’avez pas posée. On me demande souvent comment j’ai construit la voix de la narratrice. Ma réponse est la suivante : elle est moi, sans l’être tout à fait, et peut-être que cela est valable pour nous tous. La narratrice doit faire quelque chose de déjà bien compliqué dans la vie, alors dans un livre, n’en parlons pas. Elle ne doit pas se grandir ni se déprécier. J’entends par là qu’elle ne doit pas se rabaisser ni trop verser dans l’autodérision pour se faire aimer des lecteurs, mais elle ne doit pas non plus se faire passer pour plus forte qu’elle n’est. Elle écrira donc d’une position qui mêle pouvoir et vulnérabilité — parce que nous sommes tous faits de ce mélange.

Bizarrement, c’est une citation de l’artiste Egon Schiele qui m’a donné un indice sur la façon de procéder dans l’écriture de ces livres :
« Vienne est pleine d’ombres. La ville est noire et tout y est fait par automatisme. Je veux être seul. Je veux aller dans la forêt de Bohême. Il me faut voir des choses nouvelles et les sonder. Je veux goûter l’eau sombre et voir le crépitement des arbres, les vents violents. »

Ecrire, c’est voir des choses nouvelles et les sonder. Et parfois, il s’agit de porter un regard neuf sur des choses anciennes.

Il arrive qu’on me demande si ces livres sont très proches de ma vie. Peut-être que l’existence pèse davantage dans la réalité que dans mes livres. Mais comment peut-il en être autrement. J’aurais raté ma vie, sinon. Je ne veux pas la traiter à la légère, mais plutôt l’éclairer, en faire ressortir les ombres, aussi, et surtout jeter un éclairage plus vif — parfois beaucoup plus vif — sur le coût de la vie pour les filles et les femmes.

A bientôt, passez tous une belle soirée
Deborah Levy

traduction Cécine Leroy